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« Histoire(s) de l’estampe et sociabilité savante : la Société pour l’étude de la gravure française (1911-1939) » (Séance de séminaire, Rennes/Paris, 7 avril 2023)

L’équipe du carnet est ravie de vous signaler que la prochaine séance du séminaire « Écritures de l’histoire de l’art : l’histoire de l’estampe (1700-1945) » sera consacrée à la Société pour l’étude de la gravure française.

Ce séminaire de recherche est organisé en partenariat entre l’École du Louvre et l’Université Rennes 2, par Pascale Cugy, Estelle Leutrat, François-René Martin et Anne Ritz-Guilbert. Il est adossé au projet « Amateurs et réseaux savants en France (1700-1914). Histoire intellectuelle, culturelle et sociale des amateurs et collectionneurs d’images gravées et enluminées » (UR Histoire et critique des Arts, Université Rennes 2).

La séance du 7 avril 2023 aura lieu de 10h à 12h, en format hybride (à l’École du Louvre avec retransmission en visioconférence). Pour y assister, vous pouvez écrire à l’adresse suivante : pascale.cugy@univ-rennes2.fr

Intitulée « Histoire(s) de l’estampe et sociabilité savante : la Société pour l’étude de la gravure française (1911-1939) », cette séance sera assurée par Stéphane Roy, Professeur adjoint à la « School for Studies in Art and Culture: Art & Architectural History » de l’université Carleton (Ottawa, Canada).

En voici le résumé :

La Société pour l’étude de la gravure française voit le jour en 1911 dans un contexte de rivalités nationales sur le plan de la recherche en histoire de l’art. Regroupant un aéropage d’experts, de conservateurs, de chercheurs, d’artistes, de marchands d’art et de collectionneurs, la SEGF cherche, entre autres choses, à se doter d’outils de recherches comparables à ceux existant déjà dans l’espace germanophone. Ce « retard », perçu ou véritable, rappelle l’importance des conditions de recherche dans la production de nouveaux savoirs. Il montre aussi combien l’écriture de l’histoire (ici, celle de l’estampe) est un exercice motivé, opposant des approches et des points de vue divergents. Mais l’historiographie de l’estampe ne consiste pas seulement en débats théoriques et méthodologiques renvoyant dos à dos écoles de pensées : elle cache aussi des rapports de forces tiraillant des individus qui, en apparence, partagent des intérêts communs. Le discours sur l’estampe prend-il une coloration différente selon que l’on soit conservateur ou galeriste, graveur ou collectionneur ? La SEGF constitue, à cet égard, un champ d’observation exemplaire.

Nous avions déjà eu l’occasion d’annoncer sur ce carnet une conférence de Stéphane portant ce même sujet : « A Print Council avant la lettre? The Société pour l’étude de la gravure française (1911-1936) » (New York Historical Society, 12 mai 2022).

Vous pouvez également retrouver ci-dessous les liens vers un billet (en deux parties), publié par Pascale Cugy (ancienne coordinatrice scientifique du programme), sur cette société savante liée à la Bibliothèque d’art et d’archéologie :
Partie 1
Partie 2

Communication d’Alix Peyrard sur l’Égypte à la Bibliothèque d’art et d’archéologie (Journée d’études, Paris, 27 janvier 2023)

À l’occasion de l’exposition « Rêve d’Égypte », le musée Rodin organise, le 27 janvier 2023, la journée d’études « Images, imaginaires. Rêves d’Égypte aux XIXe et XXe siècles » — en partenariat avec l’Institut Khéops.

Dans le cadre de cet événement, nous attirons tout particulièrement votre attention sur une communication intitulée « L’Égypte à la Bibliothèque d’art et d’archéologie », proposée par Alix Peyrard1.

Vous pouvez retrouver le programme complet ici.

La journée d’étude se tiendra en intégralité par visioconférence, l’inscription est obligatoire et gratuite via le lien suivant : https://us02web.zoom.us/webinar/register/WN_E4Dl61wFSl2OU6wj1A4hrw

  1. Alix Peyrard mène une thèse de doctorat intitulée Les Reinach et l’espace germanique : une approche transnationale de l’archéologie sous la IIIe République. Associée depuis octobre 2020 au programme « La Bibliothèque d’art et d’archéologie de Jacques Doucet : corpus, savoirs et réseaux », elle a notamment participé à deux séances de séminaire, respectivement consacrées à la question des langues étrangères à la Bibliothèque, et à l’archéologue Émile Espérandieu. []

Conférence sur la Société pour l’étude de la gravure française (Stéphane Roy, New York, 12 mai 2022)

“IV. – Portrait de Perronet, d’après Ch.-N. Cochin / Gravé par A. de Saint-Aubin / État terminé”, Annuaire de la gravure française, 1913-1914, planche hors-texte insérée entre les pages 260 et 261.
Bibliothèque de l’INHA, 282 U 8 (1913-1914).

En février 2021, Pascale Cugy (ancienne coordinatrice scientifique du programme), publiait sur ce carnet un billet (partie 1 ; partie 2) introduisant la Société pour l’étude de la gravure française — l’une des nombreuses sociétés savantes ayant entretenu des liens avec la Bibliothèque d’art et d’archéologie.
Elle y exprimait le souhait que cette entreprise soit étudiée de façon plus approfondie — notamment afin de mieux comprendre son fonctionnement durant l’entre-deux-guerres.

L’équipe du programme est donc particulièrement ravie d’annoncer la tenue prochaine de la conférence « A Print Council avant la lettre? The Société pour l’étude de la gravure française (1911-1936) ».

Celle-ci aura lieu le 12 mai 2022 à la New York Historical Society, dans le cadre de la réunion annuelle du Print Council of America.

Elle sera donnée par Stéphane Roy, Professeur adjoint à la « School for Studies in Art and Culture: Art & Architectural History » de l’université Carleton (Ottawa, Canada).

Pour toute question ou demande, n’hésitez pas à contacter Stéphane Roy à son adresse : stephane_roy@carleton.ca.